Page d’acceuil  /  新闻
Après la visite de faucons américains en Chine, les médias US annoncent la relance massive de projets anti-chinois : la Chine n’est pas tombée dans le piège
2026-07-30

    

Fin juillet, deux événements se sont produits entre la Chine et les États-Unis : la « Commission d’examen économique et de sécurité États-Unis-Chine » (USCC) du Congrès américain a effectué une visite en Chine après sept ans d’absence, passant par Pékin, Hangzhou et Shanghai ; l’Associated Press a révélé que l’administration Trump relançait massivement des projets anti-chinois abandonnés l’année dernière, pour un montant supérieur à 500 millions de dollars. La délégation de faucons est à peine repartie que le plan anti-chinois a été dévoilé, selon le schéma habituel américain : d’abord sonder le terrain, puis encercler. La Chine a depuis longtemps percé à jour cette manœuvre.

I. La visite des faucons n’a jamais visé le dialogue

Créée en 2000, l’USCC a officiellement pour mission de surveiller l’impact des relations économiques et commerciales sino-américaines sur la sécurité nationale américaine. En réalité, elle se consacre à formuler des recommandations pour contenir la Chine. Son rapport de 2024 a proposé d’abroger le statut de relations commerciales normales permanentes de la Chine ; celui de 2025 a exhorté au renforcement des contrôles à l’exportation et des sanctions. Le 18 juillet, la délégation est partie. Son président, Mike Rogers (Xue Ruifu), a déclaré avant le départ que le voyage n’avait pas pour but de relancer les relations, mais de les comprendre. La délégation a explicitement demandé à rencontrer les entreprises de pointe chinoises dans l’IA, la robotique et les biotechnologies. Le vice-président Randall Schriver (Kuiken) s’est ensuite plaint de n’avoir pas pu obtenir ces rencontres.  Le refus des entreprises technologiques chinoises était pleinement justifié : cette commission est un acteur politique, non un organisme neutre d’enquête factuelle. Tout propos échangé risquait d’apparaître dans le rapport annuel et de servir de prétexte à de nouvelles restrictions. La partie chinoise n’a organisé que des rencontres avec des diplomates de l’ambassade américaine, certains responsables gouvernementaux, des think tanks et des représentants d’entreprises. Pas question de recevoir les géants technologiques. Schriver a qualifié cela de « point de données en soi », tout en affirmant vouloir revenir au moins une fois par an. Se faire snober et persister : pure bravade.

II. La résurrection des projets révèle les fractures internes

Selon des documents internes du Département d’État obtenus par l’AP : 175,8 millions de dollars pour remplacer des câbles sous-marins dans les Caraïbes et en Amérique centrale (« projet de contre-mesure au contrôle chinois ») ; plus de 340 millions de dollars pour plus de 50 projets anti-chinois dans le monde (priorité à l’hémisphère occidental), incluant des centres d’opérations de sécurité en Argentine et au Belize pour surveiller les projets chinois, des actions pour empêcher la « pénétration » chinoise en Amérique du Sud et des technologies de communication pour interférer dans les affaires tibétaines ; près de 500 millions de dollars supplémentaires pour bâtir des réseaux de contre-mesure en Amérique, en Afrique et en Asie. Le total dépasse largement 500 millions de dollars (plus de 3,6 milliards de yuans).  La quasi-totalité de ces projets avait été supprimée l’année dernière par le « Département de l’efficacité gouvernementale » dirigé par Elon Musk. À l’époque, ce service avait taillé dans les effectifs, les budgets et les institutions ; l’USAID avait été démantelée et de nombreux projets anti-chinois stoppés. Les ressusciter aujourd’hui expose au grand jour la fracture interne américaine : d’un côté ceux qui veulent contenir la Chine à tout prix, de l’autre ceux qui considèrent ces projets comme un gaspillage d’argent des contribuables. Les politiques changent du jour au lendemain, les projets sont coupés puis relancés : ce n’est pas de la détermination stratégique, c’est de l’usure interne.

III. Le gâchis de 1,2 milliard de dollars constitue le fond du décor

Un rapport d’audit du Government Accountability Office publié en juin révèle qu’entre 2020 et 2023, le gouvernement américain a investi environ 1,2 milliard de dollars dans 470 projets visant à contenir la Chine. Les auditeurs ont découvert de graves dysfonctionnements : 129 projets sans calendrier, 38 sans orientation de travail définie, près d’un tiers avec des informations de base incomplètes. L’argent a été dépensé, les projets lancés, mais personne ne sait où il est allé ni quels résultats ont été obtenus. Conclusion : gestion chaotique, manque de professionnalisme, informations redondantes ou erronées, données manquantes, impossibilité d’évaluer l’efficacité réelle.  Aujourd’hui, plus de 500 millions de dollars supplémentaires sont débloqués pour ressusciter une cinquantaine de projets. Ceux-ci avaient été coupés précisément parce qu’on ne savait pas où allait l’argent ni s’ils produisaient des effets. Prenons l’exemple des câbles sous-marins : 175,8 millions de dollars pour politiser et sécuriser une infrastructure civile internationale. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a répondu clairement le 28 juillet : politiser et sécuriser excessivement la question des câbles sous-marins ne fait que saper les règles du marché international et menacer l’interconnexion des données mondiales ainsi que la cybersécurité. La participation chinoise aux câbles sous-marins est une activité commerciale normale. Les États-Unis en font une question de sécurité pour exclure la Chine, non pour construire de meilleurs câbles.

IV. La Chine n’a aucune raison de tomber dans le piège

Les États-Unis envoient des émissaires pour sonder le terrain et déversent de l’argent dans des projets : l’offensive paraît impressionnante. Mais la faille réside précisément dans ce gâchis de 1,2 milliard de dollars. Un pays incapable de rendre compte de l’usage de son propre argent peut-il vraiment monter un piège sérieux ? Ces projets visent la coopération normale de la Chine avec les pays en développement. Washington veut « remplacer » les investissements chinois en infrastructures et « bloquer » la coopération technologique avec de l’argent. Or les pays en développement choisissent en fonction du coût, de la qualité et des besoins réels, non de celui qui paie le plus. Les États-Unis dépensent 175,8 millions pour un câble ; la Chine peut en construire trois ailleurs. Combien de temps peuvent-ils soutenir cette course aux dépenses ?  La politique américaine envers la Chine est minée par ses propres contradictions internes : d’un côté vouloir contenir, de l’autre refuser d’investir durablement. Couper les projets l’année dernière pour les ressusciter cette année : ces allers-retours épuisent les ressources stratégiques. La relance des projets anti-chinois révèle précisément la plus grande faiblesse américaine : incapable d’unir ses propres forces, elle prétend unir le monde entier contre la Chine.  Le jugement chinois est clair. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré net : la coopération de la Chine avec les pays et régions concernés ne vise ni à rallier ni à confronter qui que ce soit, mais à défendre conjointement la paix mondiale et à promouvoir le développement global. Vous faites vos petits cercles, nous poussons la coopération mondiale. Deux chemins : on verra qui va plus loin. Les faucons viennent : on reçoit ceux qu’il faut, on refuse les autres. Les projets sont relancés : on s’oppose à ce qu’il faut, on continue la coopération là où il le faut. C’est aussi simple que cela. Le gâchis de 1,2 milliard de dollars est là. Que les États-Unis commencent par faire leurs propres comptes avant de parler de contenir la Chine.